Comment remonter à la surface quand on est au fond de la piscine ?

  fond de la piscine

 

Cet article est un clin d’oeil à toutes ces femmes qui désirent ou qui ont désiré un enfant un jour et qui ont (eu) des difficultés à en avoir, qu’elle soit salariée, employeur ou à son compte, il est important de comprendre la douleur qui se cache derrière ce vrai marathon ! C’est en comprenant que nous pouvons mieux aider et accompagner. Quand je pense à toutes ces étapes que la personne doit surmonter “seule” même si elle est accompagnée, cela reste tout de même une épreuve en “solo”.

Cet article est aussi destiné à tous les professionnels soucieux d’amener un accompagnement différent avec bienveillance où la dimension humaine est prise dans sa globalité et non juste considérée comme un “organe”. En tant que femme, en tant que professionnelle, en tant que formatrice et kinésiologue, je pense qu’il est urgent de faire comprendre aux personnes le sens des choses afin qu’elles puissent être acteur et reprendre le pouvoir de leur santé. Il y a vraiment un accompagnement à faire avant et après le parcours, surtout quand l’annonce est négative !

Souvenez-vous de mon premier article, Cliquez ici pour le lire, où je m’étais lancée un défi pour créer ce blog en 21 jours afin qu’il soit opérationnel à partir du  8 novembre 2017.  Pari gagné !! un mini guide “ Les 7 secrets pour transformer une énergie négative en sagesse” a été mis à disposition dès le lendemain. En publiant mon blog le 20 octobre dernier, je ne savais pas encore ce qui m’attendait le lendemain comme épreuve.

Pour celles qui ont suivi un peu mon parcours, j’ai commencé un traitement pour une FIV cet été dans le cadre d’une PMA (Procréation Médicalement Assistée), un parcours très très fastidieux et qu’il faut savoir en amont pour rester motivée !

Le jour “J” arrive… October 21. Calendar icon.Vector illustration,flat style.Month and date.Sunday,Monday,Tuesday,Wednesday,Thursday,Friday,Saturday.Week,weekend,red letter day. 2017,2018 year.Holidays.

Le jour “J” arrive pour faire une ponction cliquez ici pour en savoir plus, mon moral est au beau fixe, mon compagnon et moi sommes confiants, tout semblait ok : accueil de la secrétaire, infirmière…la clinique est propre, l’environnement pas très chaleureux pour ce genre de projet où l’amour et la zenitude devraient être collés sur tous les murs, mais je le savais avec mon compagnon donc ce n’est pas cela qui nous a le plus choqué. Pour la petite anecdote, il faut savoir que c’est la deuxième clinique que nous consultons car la première en 2016 a été une vraie “cata” en terme de bienveillance, alors qu’elle est connue dans le 92 pour ce genre d’accompagnement. Le médecin, une femme, qui nous avait reçu la première fois, ne voulait pas nous serrer la main par peur d’être contaminée !!! et oui, Mesdames, cherchez l’erreur ?! Il faut être prête à s’attendre à ce type d’accueil où vous n’êtes pas considérée comme une personne mais juste comme un ”utérus”. Et pourtant, la bonne “verte” que je suis, pour celles qui connaissent mes formations sur les couleurs, pour en savoir plus cliquez ici, je ne suis pas du genre à chercher la petite bête mais là, il est temps de faire lever les consciences et reprendre le pouvoir de notre vie !

C’est pour cela que j’ai trouvé la force d’écrire dès le lendemain afin que mon expérience puisse servir au moins à quelque chose.

J’espère de tout coeur que cet article contribuera à faire bouger les lignes et à améliorer ce genre d’accompagnement tellement important pour nous les femmes, pour les couples qui misent tous leur espoir sur cette dernière chance…Enfin, c’est ce que je croyais durant ce traitement mais avec du recul après J+25, je pense sincèrement que ce n’est pas une fin en soi et qu’il y a mille autres manières de donner la vie.

Comment j’ai réussi à surmonter cette épreuve si douloureuse en moins d’une semaine ?

surmonter les obstacles

Comment j’ai réussi à gérer l’inattendu alors que je n’avais pas de mots pour le définir ? cela vous parait improbable, n’est-ce pas ? et pourtant c’est ce qui s’est passé. Après une anesthésie générale, l’opération n’a pas duré trop longtemps mais de l’annonce négative à ma chambre j’avais l’impression que le temps s’était arrêté et que cela à durer une éternité ! Vous l’aurez deviné, le chirurgien vient m’annoncer que la ponction n’a pas marché et que cela ne servirait à rien de faire le transfert et de tenter une 2ème FIV.

A cet instant, mon monde, mon espoir tout s’est effondré comme un jeu de cartes. En sortant de la clinique, mon compagnon me demande si je voulais aller marcher au parc avant de rentrer, c’est ce que nous avons fait, et il a bien fait de me le proposer, car l’énergie des arbres, de l’eau m’ont fait un bien fou ! J’ai beaucoup de chance d’avoir un compagnon comme lui. J’ai passé toute ma journée à pleurer puis comme un instinct de survie, un déclic, une lumière, j’ai trouvé une espèce de force intérieure que j’avais besoin d’exprimer vers l’extérieur. Comme si c’était de mon devoir d’aller mieux pour raconter mon histoire, pour qu’elle puisse aider d’autres personnes à surmonter cette épreuve et surtout que nous ne sommes pas seules pour transformer cette douleur, ce désespoir en quelque chose de merveilleux. Alors pour cela, je me suis rappelée de ce qui pourrait me faire du bien à ce moment là, pour les jours qui suivent. J’ai donc fait 3 séances de neurofeedback qui m’ont calmé et permis d’avoir les idées plus claires, pour en savoir plus, cliquez ici. J’ai donc demandé de l’aide à mon compagnon en lui disant : “ tu sais ce qui me ferait le plus grand bien maintenant ? c’est de partir au Village de Pruniers, le berceau où j’ai tout appris de la pleine conscience, cliquez ici”. Et mon compagnon a entendu mon souhait et il l’a réalisé, nous sommes donc partis tous les deux du 1er au 6 novembre, j’ai été heureuse de partager ces moments avec lui pour qui c’était la première fois.

Lorsque nous traversons des moments difficiles comme celui-ci, il est important de se reconnecter à ce qui nous fait du bien. C’est pour cela que j’invite toujours les personnes, comme un sportif qui se prépare, a toujours prendre soin de ses pensées lorsque nous allons bien pour pouvoir les retrouver lorsque le moral est moins au rendez-vous. Je pense sincèrement que ce sont toutes ces années d’entrainement, de pratique qui m’ont aidé à cet instant. Donc vous voyez, ce n’est jamais perdu lorsque l’on investit du temps pour soi, en commençant par apprendre à s’aimer pour de vrai.

Une grande prise de conscience !

declic

Arrivée au bloc, l’infirmière me prépare pour faire une perfusion et dit à voix haute “oh mais elles ont souffertes vos veines “. Et là, j’ai réalisé à quel point j’ai maltraité mon corps durant toutes ces semaines pour atteindre mon but ultime, être mère. En effet, en l’espace de deux semaines, lors du traitement vous devez faire pendant 9 jours une piqure, puis une deuxième se rajoute durant 21 jours. Ensuite, tous les 2 jours vous devez faire une prise de sang à 7h du matin pour enchainer sur une écho afin de surveiller le développement des follicules. Au total, j’ai eu droit à 4 prises de sang avant le jour “J”.

Nous ne réalisons pas toujours lorsque nous avons un objectif en tête à quel point nous pouvons être ou laisser les autres maltraiter notre corps.

J’ai compris durant tout ce parcours que j’avais laissé mon pouvoir de “libre arbitre” entre les mains de ces  médecins tellement je pensais que c’était mon unique recours. Ces professionnels de la santé, nous les considérons souvent comme des “sachant”, soit bienveillants ou maltraitants sans le savoir parfois par leur comportement ou par les mots qu’ils utilisent. Alors Mesdames, ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, ne faites pas comme moi en pensant qu’à l’horloge biologique ! C’est nous-mêmes qui nous mettons cette propre pression interne par l’influence de la société, de notre entourage. Aujourd’hui, j’ai repris le pouvoir de ma vie en nettoyant de l’intérieur tous ce que j’ai pu injecter dans mon corps, par exemple, en  faisant un jeûn de 4 jours, des séances de neurofeedack, de la méditation et le deuil d’être mère…La solution vient de l’intérieur, elle est en nous, si nous  décidons et prenons le temps de l’écouter. Aujourd’hui, je sais que je peux être une bonne mère pour moi-même et pour les autres.

En décidant de voir le verre à moitié plein, je vous raconterai dans un prochain article, comment de belles opportunités se sont présentées à moi en moins de 2 semaines après cette épreuve.

Ce que j’ai aimé :

La gentillesse du personnel (infirmières…) et l’approche du jeune anesthésiste. Il m’a fait une mini-séance d’hypnose dommage que cela n’a pas duré plus longtemps car l’effet des médicaments à vite pris le dessus.

Ce que je n’ai pas aimé :

– La manière dont cela m’a été annoncé. C’était trop tôt ! J’étais à peine réveillée que je devais déjà entendre cette nouvelle.

– Le médecin, une femme, qui m’a fait l’échographie pour surveiller le développement de mes follicules était très spéciale, certes compétente mais en terme de relation humaine, la copie est à revoir !  si j’avais le malheur de poser des questions elle me faisait comprendre que c’était elle la chef, voici ce que ça donne après lui avoir posé une question “Les questions c’est pour après, c’est moi qui vous dit comment ça va se passer sinon on ne va pas s’en sortir”. Sauf qu’il n’y avait pas d’après car la salle d’attente était toujours pleine ! waooh, c’est dur d’entendre cela pour un projet de vie qui est sensé nous faire vibrer de l’intérieur !!

Durant le traitement, à aucun moment, elle ne m’a posé de questions sur “comment je vivais mon traitement…”. Côté émotionnel, c’était un mur de 15 kilomètres de béton ! A peine entrée dans son cabinet, pourtant j’arrivais toujours avec 10 minutes d’avance, elle me disait : “bon déshabillez-vous et on va commencer de suite”, 10 minutes de consultation pour 100 € d’honoraires. Je comprenais mieux en sortant de son cabinet pourquoi elle était si expéditive. D’autres patientes attendaient déjà et elle enchainait les rdv.

– Idem, l’anesthésiste qui m’avait reçu avant l’opération était d’un certain âge, il m’a à peine examiné et posé des questions puis 10 minutes s’écoulent pour 60 euros !

Ce que j’aurais aimé avoir comme accompagnement :

– Du temps pour me réveiller avant l’annonce de la mauvaise nouvelle

– Lorsque le chirurgien est entrée dans la chambre, j’aurais aimé qu’il prenne quelques minutes pour s’assoir (sans son manteau) et entendre ma douleur en silence. Je n’avais pas besoin de “mots” à ce moment là mais juste une “vraie” présence.

Ce que nous pouvons améliorer en tant que professionnel :

– Déjà commencer par faire un travail sur soi pour bien se connaître avant d’accompagner les autres. C’est fondamental, si je ne me connais pas moi-même ou si je n’ai pas cette capacité de me remettre en question avec humilité comment puis-je comprendre la souffrance de l’autre ?

– Continuer à se former et échanger avec nos pairs.

– Travailler sur notre manière de communiquer.

– Travailler l’écoute profonde pour offrir une meilleure présence.

– Offrir un accompagnement pluridisciplinaire “avant” “pendant” et “après”.

wlEmoticon-lightbulb2 Ce qu’il faut retenir de cet article :

wlEmoticon-thumbsup2 Que tout est parfait et à sa juste place ! pourquoi courir après ce qui n’existe pas encore ?

wlEmoticon-thumbsup2[1] Tout problème a une solution, encore faut-il prendre ce temps pour la voir.

wlEmoticon-thumbsup2[2] Savoir se remettre en question et recommencer même si l’on nous dit que c’est “impossible” !

wlEmoticon-thumbsup2[2] Il n’y a pas d’échec mais que des expériences de vie pour nous faire grandir et être une meilleure version de nous-mêmes !

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